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Les médias sociaux en 2012 : deux minutes d’animation pour savoir l’essentiel.
Twitter rajeunit son logo.
La GRH se met à l’heure des médias sociaux. Un article du dernier numéro d’Entreprise & Carrières (12 mars 2012) confirme la tendance.
Le recrutement, la fidélisation et la gestion de la carrière des talents en entreprise est un enjeu majeur pour les directions de ressources humaines. Le “contrôle de gestion sociale”, s’il semble prioritaire en temps de crise pour mieux maîtriser les coûts salariaux, ne suffit plus quand vient la reprise. Et cette reprise, il faut l’anticiper ! C’est pourquoi les DRH commencent à s’intéresser aux outils de détection et de valorisation des talents. Selon la dernière enquête de Markess International, seuls 12 % des décideurs RH déclarent avoir mis en place de telles solutions mais 26 % l’envisagent d’ici à 2014. Les plus prisés sont des outils intégrés permettant de gérer le recrutement, l’évaluation, la formation des collaborateurs. Rarement intégrés au SIRH, ils sont en revanches faciles et rapides à implanter. Par ailleurs, à l’acquisition coûteuse de logiciels, les entreprises préfèrent fréquemment la location, même si l’avantage économique devient difficile à mesurer sur le moyen terme.
Tendance de fond, ces logiciels se rapprochent des applications grand publics et deviennent “sociales”. Réponse à une demande des utilisateurs, notamment des plus jeunes, cette orientation peut devenir un atout pour fidéliser les collaborateurs et pour faciliter le recrutement. Les candidats peuvent, par exemple, postuler sur des plateformes connectées à LinkedIn ou Viadeo, ce qui améliore le ciblage et l’identification pour le recruteur et dispense de remplir de fastidieux formulaires. Les annuaires internes s’enrichissent également de fonctionnalités collaboratives.
La Française des Jeux, dotée de la solution TalentSoft, incite ses salariés à devenir contributeurs en remplissant eux-mêmes leur mini-CV. Résultat : 85 % des salariés ont joué le jeu.
Peu à peu, candidats et salariés intègrent ces démarches dans leurs comportements et comprennent que les réseaux sociaux professionnels et d’entreprise deviennent des vecteurs incontournables pour “se vendre”. Face à eux, recruteurs et managers convergent également progressivement sur ces plateformes pour y trouver les expertises et rencontrer les talents dont ils ont besoin. Les DRH, elles, commencent à trouver leur bonheur dans ces outils auxquels sont associées des fonctionnalités de pilotage de plus en plus intelligentes.
Incontournable, le réseau social d’entreprise ? Au-delà des poncifs habituels sur le sujet (la réponse à un besoin de partage des connaissances versus la déstabilisation des hiérarchies traditionnelles), un article paru dans le numéro de mars de Liaisons sociales fait le point sur un outil qui creuse son sillon dans les entreprises, avec quelques témoignages qui illustrent la variété des enjeux.
Premier constat : les réseaux sociaux d’entreprise ne sont plus l’apanage de quelques “éclaireurs”. “Tout le CAC 40 est équipé”, note Alain Garnier, PDG de l’éditeur Jamespot et auteur, avec Guy Hervier, de l’ouvrage Le Réseau social d’entreprise (éd. Hermès Lavoisier, 2011). Selon le cabinet Lecko, la croissance du marché en France serait de 60 % par an.
Cet engouement répond au besoin des salariés de retrouver dans leur environnement de travail des fonctionnalités sociales qu’ils sont désormais 72 % à utiliser à titre personnel, ainsi qu’à la maturité acquise par les outils collaboratifs, laquelle facilite leur greffe sur les applicatifs métiers.
La courte histoire des réseaux sociaux d’entreprise révèle aussi que, comme ce fut le cas pour les intranets, les organisations sont en train de passer de l’efflorescence décentralisée à la rationalisation. L’enjeu n’est plus, pour les pionniers, d’encourager le développement des médias sociaux internes mais d’en acquérir un contrôle global (notamment pour favoriser un partage des connaissance et des talents plus transversal et maîtriser les aspects de sécurité) sans briser l’élan.
Les organisations comprennent aussi progressivement les facteurs de succès des pratiques collaboratives :
- Motiver les collaborateurs en valorisant leurs contributions.
- Consacrer les moyens humains nécessaires à l’animation des communautés.
- Partir des besoins et accompagner les échelons intermédiaires de management avant de mettre en place un dispositif qui mobilise des ressources et court-circuite les hiérarchies.
- Rassurer les DRH, souvent inquiets de voir ce champ de transformation des relations internes leur échapper, et leur montrer l’intérêt qu’elles peuvent trouver au déploiement de ces outils pour le repérage des potentiels.
- Miser sur l’intelligence et le sens des responsabilités des collaborateurs.
Les questionnements et succès relatés dans l’article (EDF, Saint-Gobain, Cisco, Altran) sont autant d’encouragements à aller de l’avant… jusqu’à déborder à l’extérieur de l’organisation : l’ouverture des communautés d’experts aux clients de l’entreprise, voire au grand public, offre des perspectives en matière à la fois de relation-client, de notoriété et d’image pour l’entreprise.
Cinq conseils pour organiser votre veille sur Internet. Après, vous pouvez aussi faire autrement.
Quel est le délai acceptable pour répondre à un courriel, une demande sur Facebook, un tweet ? L’enquête réalisée par MyCommunityManager.fr fournit quelques éléments de réponse intéressants, qui vont en tout cas largement dans le sens des intuitions qu’on peut avoir a priori. Un maître mot sur les réseaux sociaux : la réactivité !
Source : mycommunitymanager.fr
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