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Hollande : dernière apparition hier soir, avant complète évaporation

revuerep:

“De l’inquiétude à l’anxiété”, “du repli sur soi à la peur de l’autre” : voilà sur quelle pente se trouve la société française. Souvent loin des caméras, très loin aussi des préoccupations de la presse de centre-ville, une certaine France se sent perdre la partie et voit disparaître ce qui faisait l’écosystème dans lequel elle a connu une certaine prospérité ou, du moins, une forme de douceur de vivre faite de modestie, de foi dans le progrès et d’espoir pour sa descendance.

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Ils commencent à être nombreux, les portraitistes de cette France-là et leurs traits sont maintenant bien connus. De sérieuses enquêtes viennent montrer à quel point la promesse de “réenchanter le rêve français” relève de la gageure quand rien des temps qui courent ne contribue à créer du rêve, a fortiori français. La petite musique du déclin est devenue ce bruit de fond auquel personne ne fait attention mais qui, insidieusement, fait des ravages à l’intérieur. Le rejet du personnel politique n’a jamais atteint de tels sommets, le monde n’a jamais été vu sous un angle aussi obtus, l’horizon des certitudes n’a jamais été perçu comme si proche.

Vite dissipées, les brumes douceâtres du rêve ont cédé la place à un réveil sévère. Moins d’un an après sa prise de fonction, François Hollande, qui n’a guère ré-enchanté que le Marais et Saint-Germain, paye ses boniments au prix fort. À défaut d’y remédier, il n’a même pas réussi à entretenir la fiction de la puissance publique. Nicolas Sarkozy, à coups de déclarations à l’emporte-pièce, de décisions hâtives, de contredits et de maladresses, au prix aussi d’une dépense énergétique hors normes, réussissait encore à dissimuler un pouvoir impotent derrière le masque changeant d’une tragi-comédie perpétuelle qui n’était rien d’autre qu’une sorte de rêve éveillé.

À sa suite, François Hollande, quoi qu’il s’en défende et malgré ses apparences et revendications de “présidence normale”, n’a nullement dédaigné la technique du spectacle permanent. La mise en scène de sa “normalité” elle-même en témoigne depuis les tout premiers tours de roues de son quinquennat. Le problème — son problème — est qu’il n’a ni le talent ni les batteries de son prédécesseur. De mots trop choisis en symboles décalés, il joue faux et cela se voit. Il n’en fallait pas plus pour que tout se gâte dans un pays au bord de l’abîme, comme si les mauvais effets de la drogue, perceptibles depuis quelques années, prenaient maintenant la forme d’une désagréable descente. Le charme est rompu, la réalité reprend le dessus dans toute sa dureté. C’est à cette réalité qu’est confrontée aujourd’hui la France, anxieuse et repliée, lasse et en colère.

François Hollande a vendu le changement et le rêve. Si changement il existe, il réside dans le fait que rien ne change. Si rêve il subsiste, il devient modeste : retrouver des repères, un cap, un espoir. Autant de choses pourtant que le locataire de l’Élysée est incapable d’apporter tant la marche du monde lui échappe et tant lui manque la volonté de la saisir. En moins d’un an, la main a déjà passé. L’homme qui parlait de “réenchanter le rêve français” n’a jamais rien demandé d’autre que de se résigner au cauchemar européen. Le choix étant irrévocable, son bilan va continuer à s’emplir de rien. Qui peut, du vide, attendre un souffle ?

Rappel : pour la dernière apparition du président-ectoplasme avant sa complète évaporation, c’est ce soir, sur France 2.

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  • il y a 1 mois > revuerep
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Chypre : ce qu’il faut retenir à ce stade

revuerep:

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Menacé de faillite, le système bancaire chypriote a poussé le gouvernement à demander l’aide de la Troïka (Union européenne, BCE, FMI). Sur un besoin de 17 milliards d’euros — l’équivalent du PIB de ce petit État — le plan d’aide, bouclé dans la nuit du 15 au 16 mars sous l’égide du président de l’Eurogroupe, accorde 10 milliards d’euros à Nicosie pour recapitaliser les banques mais l’assortit d’une lourde condition : l’application d’une taxe sur les dépôts bancaires des résidents et des non-résidents, à raison de 6,75 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros et de 9,9 % au-delà. Le produit de cette taxe est estimé à 5,8 milliards d’euros. Cette mesure présentée comme exceptionnelle sera enfin complétée par une hausse de la fiscalité sur les intérêts et un accélération des privatisations.

À l’origine, la république de Chypre a construit sa prospérité sur un secteur bancaire qui a profité d’une fiscalité et d’une réglementation particulièrement accommodantes. Havre fiscal, l’île est aussi devenue l’octroi européen pour le blanchiment de fortunes douteuses d’origine russe : le système bancaire chypriote abriterait 69 milliards d’euros, dont 37 % détenus par des non-résidents (russes pour l’essentiel). Cette manne surabondante s’est largement déversée sur l’économie grecque, dont le délabrement avancé explique l’essentiel des difficultés actuelles.

  1. Le problème de fond n’est pas une découverte récente : la réputation douteuse des banques chypriotes et l’origine sulfureuse de leurs dépôts de non-résidents est bien connue depuis longtemps. Cela n’a pourtant pas empêché l’entrée de Chypre dans l’Union européenne ni le gonflement de cette “bulle puante”, dans la complicité l’indifférence générale. De même, l’engagement dans l’économie grecque n’a rien d’un scoop.
  2. L’alerte elle-même ne date pas d’hier : voilà des mois que l’impasse est claire et des mois que Nicosie appelle à l’aide. Une aide qui aurait été bien plus limitée si l’Eurogroupe avait su répondre plus tôt. Il n’était question “que” de 3 à 4 milliards d’euros en juin 2012. Aujourd’hui, on s’empoigne pour 17 milliards.
  3. Les dirigeants européens jouent la carte de l’urgence : on voit bien que, plutôt que de traiter le mal le plus tôt possible, les dirigeants de la zone Euro ont préféré, de manière délibérée, attendre le dernier moment pour appliquer une thérapie de choc. Tout se passe comme si les Européens misaient sur le sensationnalisme pour frapper les esprits, en faisant payer le prix fort à des États aux abois. On le devine, cette stratégie résulte largement d’un calcul politique de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a besoin de rassurer sa population à quelques mois des élections en donnant des gages de fermeté, sans considération aucune pour les populations sur lesquelles s’abat le couperet.
  4. L’allumette commence à brûler les doigts : à ce jeu-là, les ravages, déjà nombreux en Grèce, au Portugal, en Italie, en Espagne et maintenant à Chypre, mettent désormais en danger l’ensemble du système. Outre la perte de crédibilité des politiques d’austérité imposées partout, dont les effets conjugués sur la croissance et l’emploi vont in fine à l’encontre des objectifs d’assainissement des finances publiques, cet acharnement rompt, l’un après l’autre, tous les liens de confiance sur lesquels repose le fonctionnement normal d’une économie et d’une société : après avoir creusé un fossé béant entre les peuples et les gouvernants qui se paye désormais dans les urnes, voilà rompu le pacte de confiance entre les épargnants et leurs banques. Pas besoin d’être grand clerc pour envisager les conséquences gravissimes de ces ruptures.
  5. Il est plus que temps de sonner la halte et de poser les responsabilités : celle de l’Allemagne, qui impose une saignée générale du continent européen pour préserver ses intérêts sans comprendre qu’elle est en train de scier consciencieusement la branche sur laquelle elle est installée, et celle de tous ceux qui, par lâcheté ou incapacité à développer une vision alternative, suivent le plan dicté par Berlin. Il y a vraiment urgence.

Mise à jour (18 mars, 14:03) :

Un point est omis dans ce billet, la raison pour laquelle le président chypriote a refusé, vendredi, de taxer les dépôts au-delà de 10 % (ce dont résulte bêtement et méchamment le double taux de 6,75 % et 9,9 %). Il aurait très bien pu, comme cela lui avait été initialement proposé, taper plus fort les gros dépôts et laisser tranquilles les petits épargnants (qui sont aussi les résidents). Nous supposerons, à cette heure, qu’il pouvait être stratégiquement incité à adopter dans un premier temps cette position excessive et intenable pour, in fine, exonérer une majorité de Chypriotes en alourdissant le prélèvement sur les gros comptes. Cela permettrait au Parlement de sauver la face en arrachant une concession importante, tout en faisant avaler la pilule aux Russes, C’est vraisemblablement à ce type de compromis que le Parlement chypriote devrait aboutir demain. Ce qui ne règlera rien, naturellement, au fond de l’affaire : cette décision reste un terrible signal envoyé par l’Europe.

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  • il y a 2 mois > revuerep
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Bonne nouvelle, j’ai trouvé une solution à ce problème de drapeau !
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Bonne nouvelle, j’ai trouvé une solution à ce problème de drapeau !

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  • il y a 11 mois
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Cette campagne était tellement pleine de grosses ficelles qu’il était bien naturel qu’elle soit suspendue à un moment ou un autre.
(via leonzitroll)
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  • il y a 1 an > leonzitroll
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Passionnante conférence de l’économiste Hervé Juvin, donnée à l’École militaire en février 2010. Vous y apprendrez pourquoi la démondialisation n’est pas une option politique : elle est ce qui nous attend de toute manière et elle a même déjà commencé.

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  • il y a 1 an
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Ce que Yue Yue dit de ce qu’est devenue la Chine

La terrible histoire de Yue Yue, cette petite fille de deux ans écrasée par deux véhicules et laissée à l’agonie sur la route par dix-huit passants successifs, cette insoutenable scène révélée aux Chinois et au monde par les caméras de surveillance d’un quartier de Foshan donne à voir de la manière la plus directe et la plus crue une société, une culture, une civilisation dévastée au point de rendre des individus capables de broyer et de fouler au pied, un jour comme un autre dans une rue comme une autre, ce qu’il y a de plus sacré : la vie d’un enfant.

Le déplacement de millions de Chinois ruraux dans des mégapoles-dortoirs, l’abolition des références traditionnelles au nom d’un fantasme de modernité, l’obsession de la croissance et le culte de la performance, l’explosion des inégalités et, dans quelques années, l’implosion démographique, font de cet empire une puissance inhumaine, aussi effrayante que misérable, aussi colossale que fragile.

Quand on sait à quoi a mené et mène encore, dans tant de familles, la politique de l’enfant unique, on pense à toutes les autres Yue Yue nées en Chine mais qui n’ont jamais eu deux ans.

L’opinion chinoise se dit choquée. La passante qui a pris en charge la petite — morte quelques jours plus tard des suites de ses blessures — a été gratifiée par le gouvernement. Quoi d’autre ? Peut-être cette simple phrase d’un internaute chinois :

Adieu, je te souhaite de ne pas renaître en Chine dans une autre vie.

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  • il y a 1 an
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“République” se tasse, “Politique” explose selon Ngram Viewer. Voilà ce que semble en effet montrer NGram Viewer, le nouvel étonnant outil lancé par Google le 16 décembre dernier.
Comme le précise le site OWNI :

L’application contient actuellement les mots extraits de plus de 5 millions d’ouvrages, ce qui correspond d’après les développeurs à 4% des livres jamais publiés. Les ouvrages les plus anciens utilisés dans le projet remontent aux XVIe siècle mais la très grande majorité sont postérieurs à 1800.  Il s’agit en fait d’un énorme lexique interrogeable contenant plus de 500 milliards de mots et organisé en sous-lexiques par langue : anglais (361 milliards de mots = Mm) [différencié en anglais américain et britannique], français (45 Mm), espagnol (45 Mm), allemand (37 Mm), russe (35 Mm), chinois (13 Mm) et hébreu (2 Mm).

Un outil qui ouvre un champ de recherches phénoménal, aux interprétations bien délicates cependant…
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“République” se tasse, “Politique” explose selon Ngram Viewer. Voilà ce que semble en effet montrer NGram Viewer, le nouvel étonnant outil lancé par Google le 16 décembre dernier.

Comme le précise le site OWNI :

L’application contient actuellement les mots extraits de plus de 5 millions d’ouvrages, ce qui correspond d’après les développeurs à 4% des livres jamais publiés. Les ouvrages les plus anciens utilisés dans le projet remontent aux XVIe siècle mais la très grande majorité sont postérieurs à 1800. Il s’agit en fait d’un énorme lexique interrogeable contenant plus de 500 milliards de mots et organisé en sous-lexiques par langue : anglais (361 milliards de mots = Mm) [différencié en anglais américain et britannique], français (45 Mm), espagnol (45 Mm), allemand (37 Mm), russe (35 Mm), chinois (13 Mm) et hébreu (2 Mm).

Un outil qui ouvre un champ de recherches phénoménal, aux interprétations bien délicates cependant…

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  • il y a 2 ans
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Euro : l’heure des comptes a sonné

Après la Grèce au printemps, voici l’Irlande menacée de banqueroute et forcée de faire appel aux pompiers de Bruxelles et de Washington pour éviter le drame. Alors que l’épisode grec est venu solder, douloureusement, des années de laxisme budgétaire, la séquence actuelle enterre définitivement le “miracle irlandais” fondé sur la qualité de la main-d’œuvre et le dumping fiscal. Bientôt sans doute viendra le tour du Portugal et de l’Espagne, deux économies en sursis qui, si elles périclitent, risquent fort désormais de précipiter l’éclatement de la zone Euro et le naufrage du système qu’une alliance d’utopistes et de technocrates réussit à imposer il y a vingt ans.

Quel est le point commun des quatre États que nous avons cités ? Entrés tardivement dans la Communauté européenne (Irlande en 1973, Grèce en 1981, Espagne et Portugal en 1986), ils constituaient des économies périphériques affichant un retard de développement sensible par rapport au cœur historique de l’Europe (Allemagne, France, Bénélux). À ce titre, grâce au mécanisme des fonds structurels notamment, ils ont bénéficié de considérables transferts financiers qui leur ont permis de gagner en compétitivité. Avec une main-d’œuvre bon marché et, grâce à ces apports, des infrastructures modernisées, ils ont bénéficié de la localisation de nombreuses activités, l’Irlande jouant de surcroît la carte de l’agressivité fiscale pour attirer les sièges européens de multinationales. L’accès sans entrave au marché commun assurait les débouchés et les taux de croissance dans la période et l’évolution du PIB par habitant témoignent sans mal du succès de cette stratégie.

Cependant, si ce processus a indéniablement amélioré la cohérence de l’espace économique européen, il s’est déroulé au prix d’un effort considérable de la part des autres États. Ces derniers, contributeurs nets au budget européen, ont surtout vu déménager bureaux et usines, et disparaître les emplois et la valeur ajoutée associés. De surcroît, cet effort s’est avéré insuffisant — on le constate aujourd’hui — pour acquérir, dans la zone Euro, un degré d’homogénéité permettant d’en faire une zone monétaire optimale, c’est-à-dire un espace assez cohérent pour partager une monnaie unique.

Cela, nous le savions il y a vingt ans. C’était alors l’argument économique majeur des opposants au traité de Maastricht. Argument balayé d’un revers de main par ceux qui en voyaient alors qu’un horizon : sceller définitivement l’entente franco-allemande au lendemain de la réunification de notre voisin. Nous savions aussi qu’il serait impossible de poursuivre dans cette voie sans rendre la situation intenable pour les États du “noyau dur”. L’impasse s’est approfondie encore avec l’intégration progressive des pays de l’Europe centrale et orientale, pour lesquels l’effort de rattrapage était également considérable. Les fonds structurels étant devenus naturellement dérisoires au regard de l’objectif, la stratégie fut d’appliquer bestialement le dogme libéral, à savoir de laisser les facteurs de production s’ajuster. D’où de nouvelles délocalisations, cette fois vers la Pologne, la République tchèque, etc., et un coût social encore alourdi à l’Ouest du continent puisque les unités de production ont déménagé alors que, naturellement, il était difficile d’en demander autant aux salariés…

Ces choix, limpides pour qui avait su s’affranchir du cadre de pensée bien dessiné en toute mauvaise foi par les responsables politiques d’alors, finiraient bien par se heurter, par leurs conséquences, aux opinions publiques. Le chaotique destin du traité de Lisbonne et la montée des populismes dans toute l’Europe ne traduisent pas grand-chose d’autre que cela : la lassitude des peuples à l’égard d’une Europe qui avantage mécaniquement les moins-disant sociaux. 

Il semble que, désormais, nous abordions le dernier acte, comme le montrait encore hier soir Jacques Sapir.

La gestion de la monnaie unique, suivant les critères de la seule économie robuste du continent — l’économie allemande, — assèche la compétitivité de la zone tout entière et pousse naturellement au repli sur des stratégies non coopératives. Alain Minc et bien d’autres, coincés dans leurs abstractions politiques et financières, déplorerait sans doute ici la résurgence de sinistre tentations protectionnistes et nationalistes. Il est pourtant juste question de la vie de 280 millions de personnes dont une proportion croissante est frappée les diverses formes de précarité (exclusion, pauvreté, chômage, surendettement).

La solution ? C’est Jacques Attali qui la dévoile sans fard ici :

Il lui suffirait pour cela de prendre conscience que, à la différence de toutes les entités partageant une même monnaie, elle ne s’est pas donnée les moyens de financer les différences de compétitivité entre les régions qui la composent, ni de mutualiser leurs dettes. Or, sans fédéralisme budgétaire, aucune union monétaire ne peut tenir. Nous le savions en rédigeant le traité de Maastricht. Le moment est venu de le mettre en œuvre. C’est possible: l’Union est la seule entité souveraine dans le monde sans aucune dette. Sa marge de manœuvre est donc considérable.

Il reconnaît que la zone euro est un canard boiteux depuis le son origine puisqu’elle n’assure ni mutualisation budgétaire ni même une véritable coordination des politiques économiques. Ces dernières sont en effet encadrées sous la contrainte monétaire mais conduisent, selon les situations, à des stratégies aussi divergentes que celles de la Grèce (dérive des finances publiques), de l’Irlande (dumping fiscal et bulle financière démesurée) ou de l’Allemagne (rigueur budgétaire et exportation). L’alternative pour faire face au prochain raid des marchés sur les dettes souveraines se résume donc soit à rendre aux États la capacité de mener une véritable politique économique, c’est-à-dire avec tous les instruments pour ce faire, soit de confier tous les leviers à l’échelon européen. Dans tous les cas, l’Europe ne pourra rester au milieu du gué dans lequel elle patauge depuis vingt ans, sous peine de s’y noyer à la prochain crue. Reste à savoir quelle branche nous finirons par emprunter. Michel Barnier, il y a quelques jours à peine dans le cadre distingué des Entretiens de Royaumont, n’imaginait guère que le fédéralisme s’impose et voyait plutôt se dessiner un scénario du chacun pour soi ou, à la rigueur, une voie intermédiaire qui conduirait sans doute, in fine, à nous laisser clapoter entre deux rives.

[NDLA : Traînant cet article depuis des jours en brouillon, je le publie à ce stade et le compléterai quand j’aurai un moment. Merci, bisous.]

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  • il y a 2 ans
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Le drôle de goût des petits biscuits de l’ambassadeur

Nicolas Sarkozy décrit sous toutes les coutures par les diplomates américains : voilà les petits biscuits du jour pour la presse française, à la faveur des révélations du site Wikileaks. On se plaît à mettre en avant le fait que son caractère instable, irascible et mal élevé ne passe pas du tout inaperçu à l’étranger, où l’on en sourit quand on ne s’en irrite pas.

Plus intéressant est ce qui traite du fond de ses convictions car voilà un aspect du personnage que, finalement, nous comprenons plus difficilement. Là, m’attardant sur un billet de la correspondante de Libération à Washington, je trouve ce passage :

Vous me direz peut-être qu’il s’agit de télégrammes diplomatiques, qu’il n’y a nulle fable dans leur contenu, qu’après tout les services de renseignement ont pour mission de renseigner. Pour autant, le fait de voir souligné “l’héritage juif” du président et le fait salué que Bernard Kouchner soit “le premier ministre des affaires étrangères juif de la Ve République” me fait un drôle d’effet.

Source : washington.blogs.liberation.fr

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  • il y a 2 ans
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Nicolas et Carla en magnifiques poupées russes.

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Nicolas et Carla en magnifiques poupées russes.

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  • il y a 2 ans > nevver
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