J’ai déjà fait de la retape pour cette page Facebook mais je renouvelle car c’est une idée géniale et remarquablement mise en musique. En suivant le quotidien de Léon Vivien, on vit au jour le jour avec un poilu de la Grande Guerre comme si on y était. Émotion il y a quelques jours : il vient de devenir papa et sa femme, Madeleine, espère que le petit connaîtra son père. Mon grand-père n’a pas eu cette chance, le sien ayant été mortellement blessé à Verdun. Cette histoire me parle et elle devrait parler à chacun de nous.
Source : facebook.com
Grandeur et déclin des empires : superbe animation historique.
Le poids de l’histoire… Mon premier réflexe spontané en voyant cette publicité pour la SNCF et Deutsche Bahn fut de penser au STO…
Diplomatie. Paris va-t-il être réduit en cendres ? Alors que les divisions de Leclerc sont aux portes de la capitale en cette fin août 1944, telle est la menace qui exécutera au lever du jour si Raoul Nordling, consul général de Suède, ne parvient pas à convaincre le général Dietrich von Choltitz, gouverneur du Groß Paris, de désobéir à l’ordre du Führer.
C’est une tranche d’histoire, majeure et méconnue, que Cyril Gély a concentrée en un bloc d’une heure trente sur les planches du théâtre de la Madeleine. Un huis-clos tendu comme un arc où le diplomate et « citoyen de Paris », qui a réussi à rapidement tisser des liens d’estime avec le général allemand — nommé à Paris seulement deux semaines plus tôt — déploie tout son art de la conviction et de la manipulation face à un soldat pénétré de patriotisme et poussé à remettre en question sa conception du devoir. Une confrontation admirablement servie par deux acteurs épatants : André Dussolier, d’une parfaite justesse dans la fausse naïveté et l’impertinence contenue, et l’impérial Niels Arestrup, vieux lion à la stature chancelante, dont les ressorts intimes se dévoilent au fil du dialogue.
Nous sommes heureusement là pour constater que Paris n’a pas été englouti sous les eaux de la Seine, que les ponts n’ont pas été dynamités, que la sinistre instruction d’Adolf Hitler n’a pas été exécutée. Diplomatie, de belle manière, nous montre que si les peuples parfois font l’histoire — la Tunisie et l’Égypte sont là, ces jours-ci, pour nous le montrer, — l’histoire est aussi le fait de circonstances et de la capacité de quelques êtres d’exception à en saisir et à en exploiter tout le potentiel.


